La fin du racket des portables avec Free Mobile

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http://frederic.bezies.free.fr/

Et le terme « racket » n’est pas une exagération. Hier, 10 janvier 2012, Xavier Niel a mis fin à un système d’entente du triumvirat Orange – Bouygues Télécom – SFR qui n’avait baissé les prix qu’à la marge. Condamné lourdement par l’union européenne, environ un demi-milliards d’euro en 2005.
J’ai contracté ce matin un forfait auprès de Free Mobile, et je pense que d’ici la fin du mois, mon téléphone dévérouillé – inutile d’acheter un téléphone pour aller chez Free Mobile ou un autre opérateur, l’opération de dévérouillage (ou désimlockage) est gratuite après 3 mois de possession – utilisera une carte SIM Free Mobile.
Pour moi, le gain sera assez conséquent. Entre mon forfait actuel (25,99 €) et le forfait Free, 10 € de gain, mais aussi, je passerais de 30 à un nombre illimité de SMS, de 90 minutes de voix à 43200 minutes par mois de 30 jours, de 5 Mo de données à 3 Go…
Autant dire que je ne craindrais plus la douloureuse chaque mois et que mon compte en banque va m’en remercier. Le hors forfait ? Un vieux souvenir.
Mais surtout, le plus important, c’est de voir que les opérateurs historiques sortent une artillerie lourde digne de la guerre de 14-18. Sortir les canons de 75 contre des personnes utilisant des bombes nucléaires, bof, quoi…
  • 9,90 € : 2 heures + SMS et MMS illimités. Il est vrai que 2 heures avec le forfait « 2 € » de Free Mobile reviennent à 5 €. Et pour arriver à 4,90 € de plus, il faut faire 490 SMS !
  • 14,90 € : cf ci dessus + 1 Go de données. Pas de quoi fouetter un téléphone portable.
  • 24,90 € : appel voix illimité + 1 Go rechargeable… Autant dire 4,9 € plus cher que Free, avec 3 fois moins de données…
Je cite l’article de Numérama :
La première offre d’Orange est pratiquement deux fois moins chère que celle de Free Mobile, mais n’intègre pas d’accès à Internet. De son côté, le deuxième forfait voit son prix baisser de 8 euros, tandis que le troisième forfait recule de 15 euros.
  • Moins de 6 € : Cf l’offre d’Orange, MMS décompté sur le temps voix.
  • Moins de 10 € : 4 € + 3Go de données sur internet, MMS décompté sur le temps voix.
  • Moins de 20 € : enfin la voici illimité pour la voix, identique à l’offre à 10 €.
Pour les prix de Virgin Mobile, je ne serais dire quelle est la baisse.
Mais voire l’opérateur historique faire diminuer son forfait de 15 €, soit une baisse de 38%… Cela veut dire que le triumvirat a du se faire durant des années des couilles en or 24 carats.
Et un point qui gène de plus en plus : l’engagement. Un couple que je connais a tiqué – pour ne pas dire qu’il a commencé à sentir des troubles au niveau intestinal – quand il a été dans une boutique d’opérateur qui lui disait que le forfait qui l’intéressait était lié à un engagement de 2 ans…
C’est le début de la fin, comme jadis Free avait dynamité l’accès ADSL à l’internet, au tour de la téléphonie mobile.
Pour mémoire, quand Stéphane Treppoz, feu-AOL, apprenait la mort de son réseau en direct devant une caméra.
Et pour se la jouer culturel, « The Beginning Of The End », de l’album « Year Zero » d’un groupe peu connu, Nine Inch Nails.

Free mobile tacle les concurrents

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… moi, vous, enfin un peu tout le monde.
La conférence a pris fin et Xavier Niel a − excusez du peu − atomisé la concurrence. Il a clairement exposé le système de tarification de Bouygues Telecom, Orange et SFR pour démontrer comment le consommateur se fait plumer depuis des années. Prix du hors-forfait, des SMS, bridage des données, etc, tout y est passé.
En résumé, un forfait illimité (sms, voix vers 40 destinations et internet) va à présent coûter 19,99 € (je ne m’étais pas beaucoup trompé hier). Et du vrai internet hein, pas un simple web. Il a bien cité les newsgroups et le peer2peer. Le fair-use est de 3 GB. Passé cette quantité de data, le débit est limité. Mais franchement, 3 GB par mois, pour avoir testé, il faut y aller … Ce forfait passe à 15,99 € pour les abonnés Freebox.
Mais le coup de maître, c’est d’avoir expliqué pourquoi le « forfait RSA » voulu par le Gouvernement est une arnaque. Free sort un forfait minimal (1 heure d’appels + 60 sms) à 2 € ! 5 fois moins cher que ce que les opérateurs clamaient être le minimum possible (sinon ma pauvre dame, ils perdaient des sous, etc). Pour les abonnés Freebox, il sera difficile de trouver mieux puisque ce forfait est offert. Oui, 0 €. Au moins, c’est un chiffre rond.
C’est la fin des MVNO comme Virgin Mobile, NRJ, etc et la mort des cartes prépayées de type Mobicarte. Et franchement, tant mieux.
J’ai fait le calcul, ici, avec deux forfaits, dont un peu utilisé, ça fera donc 15,99 € en tout. Soit 45 € d’économisés chaque mois. 540 € sur l’année, rien que ça … Et chez vous ?
Il reste le souci du téléphone à acheter « plein pot ». Jusqu’ici, son prix était gommé par une subvention, que l’opérateur récupérait en 6 mois au vu des tarifs globaux. Là, il faudra acheter son téléphone, avec une offre sur 12, 24 ou 36 mois, sans frais. Il faudra faire les calculs, mais même avec un téléphone top-moumoute, ça permet d’avoir un tout illimité pour environ 40 € par mois. Même là, la concurrence n’est pas au niveau. Je pense que les services clients vont recevoir un paquet d’appels pour négocier les tarifs sous peine de départ.
Et à propos des renouvellements de mobiles : ne plus passer par les subventions permettra aussi de montrer à certains qu’un téléphone, ça coûte des sous. Si ça peut en inciter à ne pas changer tous les ans et garder un peu leur appareil, qui n’est pas si dépassé que le marketing veut bien le dire, c’est aussi ça de gagné.

Intouchables en France?

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PÉDALES HUMANISTES
A l’époque d’Interville et bien avant la télé réalité, du temps que la France était au centre et que Pompidou la servait sur un plateau à ses amis les banquiers, il y avait un jeu très populaire à la télévision française qui s’intitulait : « la tête et les jambes ». Le principe était de récompenser le candidat qui alliait les qualités physiques et intellectuelles nécessaires pour accomplir les différentes épreuves imposées.
Un esprit sain dans un corps sain ! C’était l’idéal à atteindre dans la France des années 1970 …certainement un vague héritage pétainiste (cf. l’école des cadres d’Uriage et les chantiers de jeunesse). Après 40 ans de gabegie, de trahison des clercs, de corruption des élites, d’hyper consommation à crédit et de discours humanistes stérilisateurs, nous nous réveillons petites variables mixte d’ajustement structurel sans aucune culture, ni courage physique ni vertu citoyenne, émasculés par tous les grands groupes et leur copains les pourris qui nous mènent au tombeau de la dénationalisation.
Quand les Hans donnent de l’amour au Tibétains, le français commande japonais ce soir parce que ça fait longtemps. Quand l’Iran se rêve Grande Perse et déchaîne les avidités des va-t-en guerre, les quadras bobos parisiens envisagent une meilleur qualité de vie à la campagne. Quand le sioniste engage la marche avant de son char blindé pour aider à la récolte des olives, le francilien met un coup de pédale pour démarrer son vélib’. Pourquoi ?
ESCHATOLOGIE
Heureusement ou malheureusement il reste des peuples sur la terre comme les chinois ou les russes par exemple qui ne nourrissent aucune culpabilité quant à leur droit légitime à exercer leur force et leur ruse. Ça nous promet un peu de résistance dans le cas où une bonne guerre mondiale contre l’Islam prosélyte viendrait à éclater…
En attendant la fin du monde, le français abruti de spectacle et d’alcool après avoir renoncé à tous ses rêves de grandeur -sauf Euromillion- se jette sur n’importe quel frisson de bonheur ou de fraternité fusse-t-il manichéen ou pujado-régionaliste ou propagandesque.
Et puis de quoi se plaint-on d’abord? Le système ne nous interdit pas de rêver ? Au contraire, il se concentre sur nos rêves pour être certain de bien formater notre inconscient. Il est de son intérêt même que le français rêve le plus longtemps possible, qu’il reste bien endormi, assommé, confit dans sa mauvaise conscience d’ancienne grande puissance vieillissante et chancelante et tout affairé à légiférer sur la négation des souffrances et autres génocides. Mais qu’en est-il de la souffrance d’être français ?
IMMIGRATION CHOISIE ET INTÉGRATION RÉUSSIE
Le dernier rêve à la mode, le dernier mythe à la con, la dernière trouvaille des enfants de Jacques Séguéla c’est le film qui crève les tiroirs caisse de cet hiver tristounet : Intouchables !
C’est l’histoire d’un fin de race richissime évoluant dans un milieu d’insupportables bourgeois, « des cochons qui voudraient mourir de vieillesse » selon Léon Bloy. Cet héritier droit dans ses bottes se retrouve en fauteuil roulant suite à un accident de parapente. Chaperonné par un petit caïd de banlieue roublard, gouailleur et sortant de taule, il va reprendre goût à la vie grâce à la force physique et à l’insolence espiègle de son nouveau et improbable auxiliaire. A eux deux ils vont bientôt former un duo intouchable…. Encore du rêve, plus belle la crise, on a toujours besoin d’un plus petit que soi, l’union fait la force, frères comme dans la tranchée, remontez les bras de chemise, touche pas mon pote en fauteuil, la force tranquille, la rupture tranquilou…Bande de demeurés !
WE ARE THE CHAMPIONS
Voici le tableau que l’on tend à la France comme un miroir d’identification dix ans après qu’on nous ai vendu l’image idyllique d’un pays black, blanc, beur uni derrière l’équipe de France de football triomphante.
Le registre n’a pas changé depuis Jules Ferry et la IIIe République colonisatrice : le noir est le meilleur ami de la France quand il sert le blanc et travaille à sa grandeur c’est à ce prix là seulement qu’il est exemplaire, intégré, intouchable. De Banania à Indigènes, des fameux tirailleurs sénégalais aux mines du Katanga, du discours de la France libre à Brazzaville en 1944 au financement historique de la vie politicienne française par le clan Bongo, de la main de basses œuvres harkie aux champions noirs issus de l’immigration qui rapportent des médailles, on parle toujours de la même chose : puiser dans les ressources et les forces des populations africaines pour soutenir nos corps et esprits malades.
LES BLANCS COMME SUR DES ROULETTES
Dans les jardins publics des nounous noires à moitié sans papier poussent des bébés blancs dans des poussettes Mac Laren. Dans les hôpitaux et cliniques, du personnel noir trimbale encore des blancs dans des lits à roulette vers le bloc. Dans les hospices et mouroirs ce sont encore des aides soignants noirs qui accompagnent les vieux blancs vers leurs derniers feux… Il est important de savoir que le blanc quand il ne travaille pas, il part en vacances et le temps qu’il lui reste c’est pour ses loisirs. Pas le temps en plus pour s’occuper des gosses, pour torcher mémé et pour enterrer pépé, la mort réduite à un bordel administratif.
Pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des auxiliaires pour compenser leur handicap ou vieillesse, le tableau sera tout autant savoureux : des enfants de 50 ans qui vivent encore chez leurs parents octogénaires qui refusent de crever pour lâcher la télécommande de la télé ou l’héritage ! Comme disait De Gaulle, « la vieillesse est un naufrage ». Le blanc est de plus en plus vieux et de plus en plus longtemps. Rock’n roll.
LUTTE DES CLASSES PLUS FORTE QUE LUTTE DES « RACES »
Le seul point commun entre Nicolas Sarkozy et un jeune de banlieue dépeint comme dans le film « Intouchables » c’est le nombre de mots que comptabilise le champ lexical moyen de la racaille, soit entre 300 et 500 mots maximum.
Pour le reste et à part avoir des goûts de chiottes et aimer le luxe jusqu’au péché, c’est la lutte des classes qui domine. Marx nous avait prévenu, « le capitalisme c’est la guerre ».
Même sans formation idéologique ni conscience de classe, le pauvre sent confusément qu’il faudra en découdre avec les ordures qui s’enrichissent dans la démesure inhumaine du capitalisme financier. C’est l’avantage principal de la crise, plus besoin de lire ou de galvaniser les foules de prolétaires et de chômeurs, le nouveau luppen prolétariat est en train de se construire tout seul au rythme naturel de la décadence. Quoi de plus évident ? Face au comportement de prédateur de ses « élites », l’homme de la rue devient comme disait Hobbes « un loup pour l’homme ».
Tant que les grandes têtes molles de la bourgeoisie Second Empire ne se promèneront pas sur les pics de mécontentements du peuple uni et actif, le système français sera désespérément dégénéré et intouchable.

Un concurrent gratuit de Dropbox en France!

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Cocorico ! Nos amis ch’ti de Roubaix viennent de lancer une offre de stockage de fichiers qui grosso modo vient sérieusement gratter dans les plates bandes de Dropbox. Cette offre baptisée Hubic démarre avec une offre gratuite à 25 Go de stockage et s’étendra début janvier à des offres payantes à 9,99 € HT par an pour 100 Go et 69,99 € HT par an pour … de l’illimité.
Actuellement, les clients disponibles sont un client iPhone, un client Android et un client Windows, mais les clients Linux et Mac sont prévus pour bientôt.
Je pense que ça va faire des heureux, et moi le premier. Pouvoir tout héberger / backuper sur un serveur sécurisé tous mes fichiers, ma musique ou mes photos, afin d’y accéder de partout, c’est top ! Surtout quand on voit le prix des offres concurrentes pros destinées par exemple aux backups. Là y’a pas photo.
Pour le moment, il s’agit d’un stockage simple, mais par la suite, il sera possible comme sur Dropbox de partager des dossiers / fichiers avec vos amis (mouahahahahadopi), de les synchroniser entre tous vos appareils, d’y accéder directement en ligne en streaming…etc. OVH nous vend du rêve…
Reste à voir maintenant quelles seront les limitations en terme de quantité de bande passante… Car si on est limité au niveau de la quantité de données transférées par mois, on ne va pas aller loin. C’est la seule inconnue pour le moment. Est-ce qu’on pourra par exemple utiliser cet espace comme un CDN ou un simple serveur pour permettre aux internautes de télécharger des fichiers, un peu comme je le fais avec dl.free.fr ou megaupload lorsque je propose un gros zip ou un truc comme ça, faudra voir…
En tout cas, je pense que c’est une news qui intéressera le Ministère de la Culture, qui pourra enfin partager illégalement ses films et sa musique sans se faire choper ! 😉
Merci à François pour l’info !
ps: le logo me fait grave penser au logo de Twitter à ses débuts

Retirer ses implants mammaires?

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On a l’habitude de dire que la santé publique est constituée d’un dixième de médecine et de neuf dixièmes d’autres choses. La décision officielle concernant l’explantation des prothèses mammaires PIP en est la parfaite illustration.
 
Alea jacta est. Les porteuses de prothèses PIP pourront donc faire enlever ces prothèses et l’Assurance maladie couvrira les frais inhérents à ces interventions.
C’est la décision prise ce 23 décembre 2011 par le ministre de la santé, Xavier Bertrand.
Le ministre avait souhaité que, sous l’égide de l’Institut national du cancer, l’INCa, se réunisse une commission d’experts afin d’évaluer les divers risques de ces prothèses défectueuses dans un nombre de cas anormalement élevé.
Le moins qu’on puisse dire c’est que le groupe d’experts n’a pas travaillé dans une totale sérénité ! A peine convoqué, il découvrait dans Libération un article évoquant la prise de décision de retrait pour cette fin de semaine, citant, en particulier, la directrice générale de l’INCa qui se mit aux ‘abonnées absentes’ par la suite.
Puis on apprit que ce rappel unique dans l’histoire, avec 30 000 femmes potentiellement concernées, avait été budgété !
Il aura fallu beaucoup de persuasion à l’INCa pour garder ses experts auxquels on demandait d’évaluer en deux jours un certain nombre de risques alors qu’il aurait fallu raisonnablement leur donner bien plus de temps.
Les experts ont donc rendu leurs conclusions et, dans leur avis, ils rappellent des points importants. Ils n’ont pas constaté un risque majoré de cancer du sein de type adénocarcinome chez les femmes porteuses de prothèses PIP. C’est la forme histologique la plus fréquente des cancers du sein. Il parait utile, d’ailleurs, de rappeler que la chirurgie destinée à augmenter le volume des seins respecte le tissu glandulaire. Le risque d’adénocarcinome du sein chez une porteuse de prothèse est donc identique à celui d’une autre femme.
Ils n’ont pas non plus retrouvé de risque excédentaire de lymphome anaplasique à grandes cellules, un cancer du système immunitaire associé dans de rares cas à la présence de prothèses mammaires, dont nous avons parlé  ICI.

Les experts ont souligné le risque de fuites et de rupture plus fréquent avec ces prothèses et ont donc proposé une surveillance échographique bisannuelle chez les femmes porteuses de PIP, avec de »s modalités spécifiques d’examen, notamment sur les aires ganglionnaires.
Quelle décision a pris le ministère de la santé ?   Proposer aux femmes de retirer leurs prothèses même non rompues. Il n’a donc pas suivi la recommandation des experts. Mais on s’y attendait.
Petite précision importante à ce stade, le rappel du rôle de chacun.
Les experts ont pour but d’apporter leurs connaissances afin de réduire le degré d’incertitude dans lequel se situe le monde du vivant. Car le 100 % n’existe pas dans ce monde, pas plus que le 0 % ! Il existe en permanence des variations, entre individus mais aussi chez un même individu, qui empêchent d’avoir des certitudes définitives et absolues.
La chose importante c’est que les experts restent dans leur rôle et ne deviennent pas des décideurs. Ils doivent limiter leur action à l’aide à la décision.
Et la décision, dans le cas des prothèses, c’est le ministère de la santé qui l’a prise. C’est donc, au sens littéral une décision politique.
Nouvelle incise : il faut saluer l’honnêteté et la transparence des services de Xavier Bertrand qui ont envoyé aux rédactions l’avis des experts et la position officielle dans un même message.
Revenons sur le contexte : depuis des jours on entend parler de femmes porteuses de prothèses et atteintes de cancer. Comme si le lien de causalité était établi. Alors que la FDA a établi en janvier 2011 une excellente revue de la littérature concernant prothèses et lymphomes, quasiment aucun media ne s’est donné la peine de rechercher un tant soit peu ce qui avait été déjà étudié.
Là-dessus, des chirurgiens en ajoutent une couche. Tout va exploser, la silicone va se répandre, opérons ! Opérons : En six mois c’est réglé etc.
Enfin arrive le truc qui tue, LE ‘scandale sanitaire’ UNE nouvelle affaire du ‘sang contaminé’, avec les avocats qui sont dans les starting-blocks.
 Et dans un pays qui a l’obsession du risque ‘zéro’ et des politiques qui craignent la mise en examen par les juges du pôle ‘santé’ la décision ne peut pas être très surprenante.
D’autant que nous sommes à quelques mois d’une échéance électorale, ce qui ne simplifie pas les choses !
La France est, pour l’instant, le seul pays ayant décidé de prendre en charge les coûts liés à l’intervention d’explantation des prothèses défectueuses.
En Grande-Bretagne, par exemple, la Directrice générale de la santé demande aux femmes de consulter leur chirurgien mais ne préconise aucun retrait. Il en est de même en Hollande ou en Espagne.
Cela correspond sans doute à une approche très différente de la notre de la notion de bénéfice-risque. Cette notion est généralement bien ancrée dans les opinions d’Europe du Nord. Ainsi, en Angleterre, le National Institute for Clinical Excellence, le NICE décide de donner ou non une autorisation de mise sur le marché d’un médicament en fonction de ces études bénéfice-risque.
Car, enlever une prothèse en pensant ainsi ne plus courir aucun risque c’est oublier quelques éléments essentiels ! Il y a le risque anesthésique, aussi minime soit-il. Il y a aussi un risque de mauvaise cicatrisation, un risque de ne pas avoir une satisfaction au plan esthétique. Sans oublier le désagrément que peut constituer une demande de dépassement d’honoraires de la part du chirurgien et de l’anesthésiste !
Et ce point n’est pas anecdotique d’autant que la Société française de chirurgie esthétique et reconstructive, la SOFCEP, a demandé à ses membres de modérer leurs éventuelles demandes de dépassement. Et l’Ordre national des médecins a également rappelé la nécessité de prendre des honoraires avec ‘tact et mesure’ !
On pouvait donc décider de faire autrement, de mettre en place une surveillance échographique soigneuse. Cette décision, les pouvoirs publics ont choisi de ne pas la prendre.
Ils peuvent arguer du fait qu’elle aurait été mal comprise, considérée comme une mise en danger des femmes.
Cela fait des années que la pédagogie du risque a disparu de notre culture citoyenne, je le rappelais, nous n’avons toujours pas fini de prendre comme mètre-étalon l’affaire du sang contaminé.
Tout processus de décision en santé publique est alimenté en ayant cette référence en arrière-plan et pas seulement pour les prothèses PIP.
La question est de savoir qui osera faire sauter ce verrou, car ce jour là, il aura quasiment tous les médias contre lui !
J’en veux pour preuve une anecdote très personnelle. En 1995, je participais à l’émission ‘Geopolis’ que dirigeait Claude Serillon. Nous évoquions la difficulté de maintenir l’activité de petites maternités en raison des risques encourus lorsqu’on ne fait pas suffisamment souvent certains gestes techniques.
Dans ce magazine j’expliquai que certains choix s’imposaient donc, tout en sachant que le risque zéro n’existait pas et qu’il fallait en informer les femmes. Cela me valut dans les colonnes du ‘Nouvel Observateur’ de la part d’un journaliste soi-disant ‘scientifique’ un article disant qu’en disant que le risque zéro n’était pas possible  je justifiais (sic) la transmission du virus VIH aux hémophiles !
Que retirera t-on au total de cette affaire PIP ? Tout d’abord la question des dispositifs médicaux et de la réglementation qui les concerne. Ces produits, prothèses, sondes de stimulateurs cardiaques etc., sont implantés dans le corps humain. Mais, pour autant, ils sont moins bien surveillés que les médicaments et ce du début à la fin de leur conception et utilisation.
Dans l’industrie pharmaceutique, il y a un pharmacien responsable, garant du respect des bonnes pratiques de fabrication. Rien de tel pour les dispositifs médicaux.
La traçabilité est un autre point noir, comme la matériovigilance.
Prenons l’exemple de PIP. En 2000, cette société a été inspectée par la FDA, l’administration américaine, car ses prothèses étaient considérées comme défectueuses. Il ne s’agissait pas d’un problème de silicone puisqu’à l’époque on utilisait des solutions salines.
Un moment numéro trois mondiale dans le domaine des implants mammaires, cette société aura pu continuer pendant dix ans à vendre un produit visiblement peu satisfaisant et c’est un euphémisme.
Ensuite, la nécessité de mettre en place des systèmes plus réactifs d’information. Pourquoi avoir laissé croire, pendant des jours, que la causalité entre cancer et prothèses était évidente. Pourquoi cette absence de pédagogie,
Pourquoi également ne pas laisser les agences sanitaires aider à diffuser une information de qualité plutôt que de vouloir toujours faire contrôler tout par l’Administration ?
Mark Twain disait qu’un mensonge avait le temps de faire le tour du monde avant que la vérité ait mis ses chaussures. En matière de crise sanitaire, on entend tout et n’importe quoi. Un désordre dont certains savent parfaitement profiter pour se faire une image, se donner une stature ou, pire, une compétence qu’ils n’ont pas.
Avec le temps, j’ose espérer qu’on ne fera pas sempiternellement le même constat après chaque événement concernant la santé publique.

Nouveau matériau révolutionnaire découvert en France

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Incroyable, un labo français vient de découvrir un nouveau matériau aux propriétés si incroyables que les industriels vont se piétiner et ramper pour avoir le droit de l’utiliser. Ce matériau n’a pour l’instant pas de nom… Et si on lui en donnait un ? Avant de lui trouver un nom, ce serait bien de voir ce dont il est capable…
La vidéo ci-dessus vous donne toutes les explications que vous voulez savoir sur ce nouveau matériau ainsi que sur ses capacités. Pour résumer, l’équipe de Ludwik Leibler, chercheur CNRS au Laboratoire « Matière molle et chimie » (CNRS/ESPCI ParisTech) et Professeur associé à l’ESPCI, ont trouvé la bonne formule pour fabriquer une sorte de résine qui peut être façonnée autant de fois qu’on le souhaite (comme le verre).
Ce nouveau matériau est selon sa composition soit élastique et mou, soit solide et dur. Il est léger, résistant, insoluble, façonnable de manière réversible et à volonté, réparable et recyclable sous l’action de la chaleur. « Ces propriétés permettent notamment d’obtenir des formes d’objets qui sont difficiles ou impossibles à obtenir par moulage ou pour lesquels la réalisation d’un moule s’avère trop coûteuse pour la fabrication envisagée ».
Ce matériau permettrait de modifier le profil d’une planche de surf, d’effacer les rayures sur le capot d’une voiture en chauffant, et de réparer et de souder des objets en plastique ou en caoutchouc. Mais il y a plein d’autres domaines d’application : « Utilisé comme base de composites, ce nouveau matériau pourrait ainsi favorablement concurrencer les métaux et trouver de larges applications dans des secteurs aussi divers que l’électronique, l’automobile, la construction, l’aéronautique ou l’imprimerie. »
© CNRS Photothèque / ESPCI / Cyril FRÉSILLON

Nanoparticules et ADN pour produire une source énergétique!

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Si l’idée d’associer de l’aluminium et de l’oxyde de cuivre pour produire de l’énergie n’est pas nouvelle, en revanche celle de recourir à des brins d’ADN pour les marier l’est. Rappelons que deux brins d’ADN complémentaires s’auto-assemblent sous la forme d’une double hélice et restent solidement collés. D’où l’idée des chercheurs toulousains du Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes (CNRS), en collaboration avec le Centre interuniversitaire de recherche et d’ingénierie des matériaux (Université de Toulouse 3/INP Toulouse/CNRS), d’utiliser ces propriétés « collantes » de l’ADN pour concevoir un matériau compact et solide qui s’enflamme spontanément une fois chauffé à 410°C.

Pour y parvenir, les chercheurs ont commencé par greffer séparément des brins d’ADN sur des billes nanoscopiques d’aluminium et d’oxyde de cuivre, puis ont mélangé ensemble les deux types de particules coiffées de brins d’ADN. Les brins complémentaires de chaque type de nanoparticules se sont alors liés, transformant ainsi la poudre d’aluminium et d’oxyde de cuivre originelle en ce matériau composite qui, outre une faible température d’initiation de combustion, offre aussi l’avantage d’une haute densité énergétique, semblable à celle de la nitroglycérine ce qui en fait un combustible de choix pour les nano-satellites. Rappelons que ce nouveau type de satellite de quelques kilos qui commencent à peupler l’espace ne peuvent être équipés d’un mode de propulsion conventionnel. Or quelques centaines de grammes de ce composite à base de nanoparticules et d’ADN à leur bord produiraient suffisamment d’énergie pour corriger leur trajectoire ou leur orientation. Sur Terre, les applications de ce composite sont nombreuses Il pourrait servir notamment de source d’énergie d’appoint pour des microsystèmes.