Steven Spielberg en France pour Cheval de guerre


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A l’occasion de l’avant-première française de Cheval de Guerre, Steven Spielberg a répondu aux questions de Costa-Gavras et et Serge Toubiana lors d’une Masterclass à la Cinémathèque. Petit bilan.
Steven Spielberg était à Paris pour l’avant-première de Cheval de Guerre. Serge Toubiana et Costa-Gavras l’ont interrogé lors d’une masterclass qui a duré une heure et qui est disponible en streaming. Le réalisateur et producteur a parlé de sa carrière, de son travail sur Cheval de Guerre, et de l’importance des productions télévisuelles dans son travail.

Pourquoi a-t-il choisi d’adapter Cheval de Guerre, le roman de Michael Morpuggo ? « Le récit est déjà un film : quand vous lisez le livre, vous avez déjà un film sous les yeux. » Ce qu’il lui a particulièrement plu, sur le plan narratif, est qu’il s’agit d’une histoire claire, sans métaphore ni symbolisme qui ne compliquent l’histoire. «J’adore les histoires qui ne sont pas encombrées. »
« Je voulais montrer que les différences entre les hommes peuvent se suspendre un instant lorsqu’il y a une admiration mutuelle autour de cet animal, a-t-il ajouté. C’est le noyau de cette histoire. »
A-t-il aimé travailler avec des chevaux ? « On s’intéresse aux chiens mais les chevaux sont plus subtils que les chiens.» S’il a fait appel à un dresseur, un « homme qui murmure à l’oreille des chevaux », ceux-ci se sont révélés extraordinaires selon Spielberg : à plusieurs reprises, des marques d’affection en plein tournage non prévues dans le script initial ont été gardées. Deux chevaux principaux ont été utilisés dans le film : Finder et Abraham. D’ailleurs, leur présence a rendu quasi obligatoires les plans larges. Ceux-ci étaient nécessaires pour pouvoir suivre tous les mouvements des chevaux. Le travail de Spielberg

Steven Spielberg a aussi souligné la rapidité du travail sur son film. Comme pour E.T., sept mois se sont seulement écoulés entre l’écriture et le début du tournage. Par ailleurs, Spielberg a mis en avant le caractère familial de Cheval de Guerre : il n’a pas du tout eu la même approche que pour Il faut sauver le soldat Ryan.
Deux autres points ont occupé la discussion : l’importance de travailler avec la même équipe depuis les débuts de sa carrière, et son travail avec la télévision. En effet, John Williams est sur tous ses films depuis Sugarland Express(1972) soit son premier film fait pour le cinéma. De même il a le même monteur depuis Rencontre du 3ème type.  Sa partenaire de production, Catherine Kennedy, a commencé par être sa secrétaire.
Le point le plus rapide a malheureusement été son travail avec la télévision, qui comme l’a rappelé Costa-Gavras est considérée comme un medium « secondaire ou tertiaire» chez nous. Or Duel, que beaucoup croient être son premier film pour le cinéma, n’est qu’un téléfilm.  Si le sujet est vite détourné par les intervenants, Spielberg met en avant la qualité des scénaristes dont les meilleurs travaillent par exemple pour AMC ou HBO.  Et il est un grand fan de Modern Family, meilleure selon lui que bien des comédies créées pour le cinéma !
Une rencontre dont les Hannibaux Lecteurs peuvent retrouver ici même l’intégrale.

Crédits Photo ©Droits Réservés
Nicolas Condom
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