Un robot chirurgien sauve un enfant!

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« Une équipe du CHU de Limoges conduite par le Pr Laurent Fourcade vient d’opérer par chirurgie robot-assistée un nouveau-né atteint d’une atrésie de l’œsophage (occlusion congénitale qui empêche une alimentation normale). C’est la première intervention de ce type en Europe et l’une des premières dans le monde.

3 kg 200, c’était le poids de Louise le 15 octobre 2011, jour de son opération à l’hôpital de la mère et de l’enfant du CHU de Limoges. Elle est le premier bébé européen à avoir bénéficié d’une intervention chirurgicale robotique pour traiter une atrésie de l’œsophage, et le ‘plus petit’ opéré en France sous assistance robotique.

Dans la plupart des cas, les enfants atteints de cette malformation sont opérés à la naissance par thoracotomie. Moins invasive, et offrant des suites opératoires moins lourdes (douleurs moindres, cicatrice plus discrète…), le traitement d’une atrésie de l’œsophage par thoracoscopie est une alternative extrêmement séduisante mais complexe à réaliser sur les enfants de petite taille.

Le Pr Laurent Fourcade, responsable du service de chirurgie pédiatrique et auteur de cette première commente la genèse de cette première : ‘Notre expérience en chirurgie mini-invasive ainsi que notre expérience avec le robot Da Vinci et la qualité de la dissection et des sutures qu’il propose, nous ont amenés à utiliser cette technique innovante chez ce nourrisson. La disponibilité de toute l’équipe de bloc opératoire ainsi que de l’équipe d’anesthésie sous la direction pour cette intervention du Dr Cros, ont été des éléments essentiels à la réussite de notre intervention. Louise va bien, elle est rentrée à la maison après le traitement par l’équipe d’ORL du Dr Aubry d’une laryngomalacie’.

Une opération aussi réalisée après avoir dialogué avec le Pr John Meehan, chirurgien au Seatlle Children’s hospital, ‘le’ chirurgien mondial pour la chirurgie pédiatrique avec robot, et en présence du Dr Grousseau, initiateur avec le Dr Longis et le Pr Alain de la cœlioscopie pédiatrique dans l’établissement référence du Limousin. Fort de cette réussite, l’équipe de chirurgie pédiatrique du CHU de Limoges prévoit de faire à nouveau appel à cette technique dans cette indication, ‘sur des enfants de plus de 3 kg et sauf malformations associées’, précise néanmoins le Pr Fourcade.

Référent pour les interventions chirurgicales robotisées, en particulier en chirurgie pédiatrique (2ème établissement français en nombre d’interventions pour cette spécialité), le CHU de Limoges se réjouit évidemment du succès de son équipe qui reçoit déjà les visites de chirurgiens français et étrangers qui s’intéressent à cette première. »

http://www.reseau-chu.org/les-articles/article/article/premiere-europeenne-en-chirurgie-robotique-neonatale/

Trop de graisses rogne le cerveau

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Ce n’est pas une bonne nouvelle alors que les repas festifs sont réputés pour être un peu chargés en graisses. Des chercheurs ont d’abord trop nourri des rats et qui étaient devenues obèses, à force. Ils ont remarqué que le régime trop gras faisait qu’une partie du cerveau, l’hypothalamus (région qui contrôle votre envie de manger et qui vous dit d’arrêter quand « les dents du fond baignent ») subissait des dommages. On a retrouvé des dommages du même type chez les obèses. 


Vous pourriez penser que cela concerne le long terme, mais ce n’est malheureusement pas le cas. L’hypothalamus des rats souffrait après 24 heures de régime très gras. On ne sait pas plus sur les raisons et sur la relation avec l’obésité. Le cerveau tente de se réparer, mais il a du mal à le faire tant que le régime trop gras persiste. 

On ne sait pas encore si les humains subissent exactement les mêmes effets que les animaux étudiés. Par précaution, attention à ne pas trop répéter les repas trop chargés en graisses car votre cerveau peut « prendre un coup » et il vous est peut-être aussi plus difficile de changer de régime ensuite, car le cerveau s’est habitué.

Un acide pour soigner le cancer du sein

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Prévenir la progression d’un cancer du sein chez une femme non ménopausée et réduire le risque de mortalité sans avoir recours à la chimiothérapie c’est possible. Mais pour cela il faut avoir recours à un médicament destiné, à l’origine, à renforcer la solidité des os. Étrange histoire.
L’acide zoledronique (ZOL) est en train de vivre une sacrée aventure. Ce produit appartient à une famille, les biphosphonates, dont la carrière a commencé comme traitement de l’ostéoporose.
Puis ces produits ont été utilisés dans la protection des os fragilisés par la présence de cellules cancéreuses.
Aujourd’hui on s’aperçoit que ces biphosphonates ont une action qui va bien au-delà de ce qu’on croyait. Ils semblent avoir un effet anti-tumoral direct mais seraient également capables de jouer sur le microenvironnement des tumeurs. Intervenir par exemple sur les cellules de défense, bloquer la pousse des vaisseaux sanguins chargés de ravitailler les cellules cancéreuses et purger la moelle osseuse de cellules souches cancéreuses qui ont réussi à s’y introduire.
Ces effets ont été découverts presque par accident. ZOL était prescrit chez des femmes recevant des traitements antihormonaux dans des cancers du sein exprimant des récepteurs aux oestrogènes. Ces médicaments, inhibiteurs de l’aromatase, entraînent des déminéralisations osseuses. L’adjonction de ZOL chez certaines de ces femmes a montré qu’hormis l’intérêt pour les os, on constatait moins de récidives cancéreuses que chez celles qui n’étaient pas traitées ainsi.
Mais l’emballement a connu ses limites quand on s’est aperçu dans quelques études chez des femmes ménopausées que ces effets bénéfiques n’étaient pas retrouvés.
Cela n’a, cependant, pas freiné les recherches, notamment par une équipe autrichienne conduite par le professeur Michael Gnant.
Cette équipe a choisi de s’intéresser à des femmes non ménopausées atteintes d’un cancer du sein précoce et hormonodépendant. ’étude est baptisée ASBCG-12
Ces femmes strictement sélectionnées n’ont reçu aucune chimiothérapie !
Ces 1803 patientes ont reçu des injections de gosereline, un médicament appelé analogue de la LHRH et dont le but est de tarir la sécrétion hormonale des ovaires.
Elles ont ensuite été  reçu un traitement hormonal, tamoxifene ou anastrazole, et l’acide zoledronique pour la moitié d’entre elles.
Le protocole a duré trois ans. Quarante huit mois et soixante deux mois après le début de l’étude, on a analysé deux données principales : la survie sans maladie et la survie globale. Le premier critère mesure le temps qui s’écoule entre l’inclusion dans l’étude et l’apparition de métastases ou d’extension locale de la tumeur.
Le second critère consiste à mesurer le temps qui s’écoule entre l’entrée dans l’étude et le décès, toutes causes confondues.
A 84 mois, les analyses ont été répétées. Et les auteurs ont constaté que les résultats trouvés précédemment continuaient à être favorables aux femmes recevant ZOL, bien que le traitement ait été arrêté quatre ans plus tôt.
Quel que soit l’antihormone reçue, l’adjonction de ZOL a entraîné une réduction de 28 % de progression de la maladie par rapport aux femmes qui n’en recevaient pas
De la même façon, la mortalité globale a été réduite de 37 % dans le groupe traité par rapport au groupe sans ZOL.
En termes absolus, cela représente environ 4 % de décès évités.
En matière d’effets secondaires, le produit a été bien toléré. On n’a pas constaté  en particulier la survenue d’un accident rare mais très sévère, l’ostéonécrose de la mâchoire, une destruction osseuse très invalidante.
L’analyse plus fine de l’étude a montré que le ZOL était d’autant plus efficace que les femmes avaient plus de 40 ans. Cela s’explique par le fait que le blocage ovarien est plus efficace dans cette tranche d’âge que chez les femmes plus jeunes et que les biphosphonates sont plus efficaces dans un environnement pauvre en œstrogènes.
Cette étude présentée le 7 décembre à San Antonio lors du 34eme SABCS devrait rapidement trouver des applications concrètes, selon les spécialistes qui ont commenté les résultats à la fin de la présentation.
Rappelons encore une fois que les femmes incluses dans cette étude n’ont reçu aucune chimiothérapie ce qui n’a pas empêché 95,5 % d’entre elles d’être toujours en vie 7 ans après le début de l’étude.
Les cancers du sein hormonodépendants représentent deux tiers environ des tumeurs du sein. Ils représentent aussi la majorité des décès.
Des résultats comme ceux obtenus par l’équipe autrichienne devraient aider à changer cette donne.
Référence de l’étude :
Gnant M et al.
Long-Term Follow-Up in ABCSG-12: Significantly Improved Overall Survival with Adjuvant Zoledronic Acid in Premenopausal Patients with Endocrine-Receptor–Positive Early Breast Cancer.
Abstract S1-2
Accessible sur le site du SABCS  à partir du 12 décembre 2011

Le Wifi rend les spermatozoïdes paresseux!

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http://poursavoir.com/

Le fait de Travailler avec un ordinateur portable
sur les genoux peut être un geste quotidien pour
des millions d’hommes à travers le monde.

Et pourtant, c’est Une habitude qu’il faudrait éviter !
Dans un premier temps, d’après une étude, la chaleur
s’avère être néfaste pour les spermatozoïdes.
De plus Travailler les genoux serrés pendant un certain
temps, représente un risque pour la reproduction des
spermatozoïdes.
Mais en dehors de tout cela, il s’avère que les
ondes Wifi rendraient les spermatozoïdes plus
paresseux, d’après une étude de scientifiques
Argentins.
Regardez :

Le vaccin contre le SIDA avance

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Les bonnes nouvelles dans le domaine de la recherche vaccinale contre le virus VIH ne sont pas légion. L’initiative d’une équipe californienne est d’autant plus intéressante à souligner car ouvrant de nouvelles perspectives.
Publiés en cette journée mondiale de lutte contre le sida dans la revue Nature, les travaux de David Baltimore et de son équipe montrent qu’on peut innover dans la recherche d’un vaccin de façon spectaculaire.
Jusqu’à présent pour tenter d’obtenir un vaccin contre le VIH on injecte  dans l’organisme une sorte de portrait robot de ce virus en plusieurs morceaux. Ce qu’on appelle des motifs antigéniques, le plus souvent des protéines ou des petits peptides reproduisant des caractéristiques du virus.
En  réponse l’organisme met en route ses systèmes de défense. D’abord en recrutant des cellules spécialisées dans la capture et la digestion des antigènes, puis par la mise en œuvre de lymphocytes, des globules blancs spécialisés, dont un certain type va élaborer des anticorps dirigés contre les parties du virus auxquelles ils ont été sensibilisés.
Ces anticorps sont censés avoir un effet dit ‘neutralisant’ envers le virus VIH. Mais si cela est vrai in vitro, l’expérience montre, malheureusement, qu’on n’a jamais réussi à obtenir cette neutralisation dans la vraie vie !
Changement de méthode donc pour l’équipe américaine. Plutôt que de passer par toutes ces étapes, ils ont décidé de faire directement fabriquer les anticorps utiles.
Pour cela, ils ont choisi une technique reposant sur le principe de la thérapie génique, la VIP pour ‘vectored immunoprophylaxis
D’un côté il y a un anticorps appelé b12, et dont on sait qu’il est un puissant antagoniste du virus VIH. Cet anticorps est dirigée contre une protéine de l’enveloppe du virus, la dp120. Cette gp120 est indispensable à l’arrimage du virus avec les cellules qu’il va contaminer. Bloquer la gp120 est important pour bloquer le processus de replication virale.
. De l’autre, on a un vecteur, c’est-à-dire un petit virus ressemblant au virus du rhume commun, mais qu’on a un peu modifié pour qu’il ne se fasse pas attaquer dès son entrée dans l’organisme, on l’appelle AAV8.
On va utiliser le gêne qui contient le programme de fabrication de l’anticorps b12, en le plaçant dans le virus AAV8.
Thérapie gènique
Ce virus sera injecté dans un muscle de la souris ; il va entrer dans les cellules musculaires, déposer sa charge utile dans le noyau. Il ne reste plus à la cellule qu’à produire l’anticorps, sans avoir besoin des lymphocytes et autres cellules dendritiques.
Les chercheurs américains ont constaté que les souris ainsi traitées produisaient beaucoup d’anticorps.  Pour en vérifier l’efficacité ils ont procédé en deux temps. Ils ont d’abord apporté à ces souris des cellules ‘humanisées’, des globules blancs dits CD4  dont le virus VIH est friand. Il les colonise, les utilise pour se reproduire à des milliers d’exemplaires et, en remerciement, il les tue.
Une fois ces cellules en place, l’équipe a injecté aux animaux d’énormes doses de virus VIH. Ils ont eu le plaisir de constater que les CD4 ne baissaient quasiment pas en nombre, preuve que le virus était bien bloqué. Ils ont même été jusqu’à injecter une dose cent fois supérieure à la quantité de virus nécessaire pour obtenir une infection, et là encore, rien !
Des inconnues et des espoirs
Grande satisfaction donc, mais à tempérer. Nous sommes, rappelons-le sur un modèle murin, c’est-à-dire chez la souris.
Il y a des inconnues à élucider : le risque d’immunisation contre le vecteur viral AAV8 par exemple. Tous les virus proches des adénovirus utilisés en thérapie génique font planer le risque d’être inactivés à leur arrivée dans l’organisme. Ils dérivent, en effet, de l’adénovirus, le virus du rhume commun contre lequel nous sommes tous un peu immunisés. Le virus AAV8 semble, cependant, échapper, pour l’instant, à ce risque.
Deuxième inconnue : la possibilité de voir l’organisme fabriquer des anticorps contre l’anticorps b12. Toute substance considérée comme étrangère déclenche, dans notre corps, la mise en branle d’une cascade de réactions visant à bloquer l’intrus.
Troisième inconnue : le virus VIH utilisé est un ‘classique’ dont on sait qu’il va bien être ciblé par les anticorps. Il faudra donc tester d’autres souches.
Mais, à côté de ces inconvénients il y a des avantages certains également. D’abord la bonne maîtrise des techniques de culture des vecteurs viraux de thérapie génique et l’utilisation d’un vecteur sûr.
Le fait aussi que l’on puisse modifier la ‘charge utile’ du vecteur en y incluant de nouveaux gènes capables de produire des anticorps neutralisants au fur et à mesure de la découverte de leur existence. On compte d’ailleurs beaucoup sur les résultats obtenus lors de l’essai vaccinal en Thailande. Globalement cet essai a été un échec mais il a permis de découvrir, chez des personnes protégées par le vaccin, de nouveaux anticorps neutralisants.
A un moment où la recherche vaccinale classique n’arrive pas à franchir tous les obstacles que pose le virus VIH, cette nouvelle approche mérite une attention certaine.
Référence de l’étude :
Alejandro B.Balasz et al.
Antibody-based protection against HIV infection by vectored immunoprophylaxis
Nature. Published online December 1, 2011. doi: 10.1038/nature10660

La France veut interdire le stockage de tissus privés en France.

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« Dans une tribune libre du Quotidien du médecin, l’avocat Thomas Roche évoque la proposition de loi relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, adoptée par l’Assemblée nationale le 18 octobre 2011 : il estime que celle-ci est avant tout un moyen d’interdire ‘la création en France d’établissements [de conservation] de tissus privés‘, ce qui aurait selon lui des conséquences dommageables pour la recherche.

Lors de la dernière révision de la loi de bioéthique, les députés se sont montrés défavorables à la mise en place de banques privées de sang de cordon (Cf. Synthèse de presse du 15/03/11). Pour Thomas Roche, ils vont aujourd’hui plus loin avec la proposition de loi visant à simplifier le régime administratif encadrant les thérapies cellulaires. Celle-ci préconise de réunir deux régimes d’autorisation distincts sous un même article.

Le premier régime d’autorisation porte sur les activités pouvant être effectuées par les établissements de conservation de tissus et de cellules. Le deuxième porte sur les procédés de préparation et de conservation des produits de thérapie cellulaire et pourrait être comparé à ‘une autorisation de mise sur le marché pour un médicament‘. Selon la proposition de loi, ce dernier régime devrait disparaître dans l’avenir, et l’autorisation donnée par l’AFSSAPS pour la conservation de ces produits précisera ‘la catégorie de tissus et leurs dérivés […] et mentionne[ra] les accords passés entre un établissement et des tiers pour la réalisation de ces activités, les procédés de préparation et de conservation mis en œuvre ainsi que les indications thérapeutiques reconnues‘.

Dans la distinction de ces deux régimes d’autorisations administratives, Thomas Roche décrypte une manière de permettre aux autorités sanitaires françaises d’interdire l’ouverture d’établissements de tissus privés en France. Selon lui, ce n’est pas le fait de fusionner ces deux autorisations sous un même article qui permettra cette interdiction mais les conditions qui y seront associées puisque les seules banques de tissus autorisées seront celles dont les procédés de conservation et de préparation disposent d’ ‘indications thérapeutiques reconnues‘. Il s’agirait par là de ‘rejeter tous les établissements qui proposeraient la conservation de tissus en vue d’un éventuel futur usage thérapeutique sans bénéficier d’indications thérapeutiques encore reconnues, notamment par l’intermédiaire d’essais cliniques‘.

L’interdiction d’établissements de conservation de tissus privés aurait des conséquences sur la recherche selon Thomas Roche. Si les ressources en tissus et cellules ne peuvent être conservées pour des applications autologues (utilisation des cellules d’une personne pour elle-même en cas de maladie) ou allogéniques apparentées (don de cellules entre proches d’une même famille), comment les chercheurs pourront-ils démontrer l’existence de nouvelles indications thérapeutiques pour des usages autologues ou allogéniques apparentées, dans le cadre d’essais cliniques ? Alors que l’on promet aujourd’hui ‘l’avènement d’une médecine personnalisée‘ efficace, Thomas Roche considère qu’ ‘il serait de bon ton de gagner en cohérence et de délivrer un message clair à nos concitoyens, à nos chercheurs et à nos entreprises innovantes‘ ».

Le Quotidien du médecin 30/11/11

Les autistes ont plus de neurones que nous!

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Une étude préliminaire à établit que Les enfants autistes
auraient un cerveau plus gros, mais aussi plus de neurones
dans certaines zones cérébrales.

Les auteurs de cette étude écrivent dans le Journal
of the American Medical Association (JAMA) :
« A notre connaissance, cette étude représente le premier
test quantitatif direct et une confirmation de la théorie
selon laquelle une surabondance pathologique de neurones
dans des régions critiques du cerveau est présente dès le
plus jeune âge chez les autistes »
Porté seulement sur treize jeunes personnes âgés de 16 ans, il
s’agit donc effectivement d’une recherche préliminaire, leur
cerveau a été examiné après leur décès.
L’étude démontre que les sept enfants atteins d’autisme avait
67% de neurones en plus dans le cortex pré-frontal, il s’agit d’une
zone du cerveau dévolue à la communication, au langage et d’une
façon plus large aux comportements sociaux, à l’humeur et à l’attention.
Ce n’est pas tout ! le poids du cerveau des sujets autistes était
de 17,6 pour cent plus important par rapport à la moyenne de
référence pour cet âge tandis que les cerveaux des sujets sains
étaient de taille normale.
Il est par contre trop tôt pour conclure que les troubles de
comportement observés chez les personnes autistes sont dû à cet
excès de neurones.