Les nouvelles techniques de lutte contre le cancer du sein


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L’arrivée de nouveaux traitements est en train de bouleverser la prise en charge des femmes atteintes de formes très avancées de cancer du sein. On parle de plus en plus de maladie chronique, malgré la présence de métastases. C’est un des points forts de l’édition 2011 du SABCS
Parmi les mots qui font peur, le terme de métastases est l’un des plus mal ressentis. Cet essaimage de cellules cancéreuses à travers l’organisme est un signe d’aggravation de la maladie. Pendant longtemps il était considéré comme annonciateur d’une issue fatale proche.
Mais, si le pronostic en cas de métastases reste défavorable, la constatation de la présence de cellules tumorales à distance du cancer primitif n’est plus grevée du même poids.
L’arrivée de nouveaux traitements a permis, en effet, d’offrir aux patients des lignes supplémentaires de chimiothérapie ou des molécules ciblées qui commencent à changer la donne.
C’est le cas, en particulier, dans le cancer du sein, comme l’ont évoqué les 8000 spécialistes réunis depuis aujourd’hui à San Antonio, au Texas, à l’occasion du SABCS, le grand rendez-vous annuel international consacré à cette maladie.
Ils estiment qu’on va pouvoir de plus en plus parler de ces cancers du sein avancés comme de ‘maladies chroniques’ nécessitant un traitement quasi-permanent, mais permettant d’allonger la vie des patientes porteuses de métastases sans trop porter atteinte à leur qualité de vie.
Ces progrès sont liés au fait qu’on ne parle plus du cancer du sein mais des cancers du sein. La présence ou non de récepteurs hormonaux, la présence anormalement élevée d’une protéine à la surface des cellules malades, l’absence des une et des autres, sont autant de critères qui font qu’actuellement on évoque six ou sept types de cancers. Autant de formes qu’on traitera différemment.
On remet les compteurs à zéro
Les plus fréquents de ces cancers, ceux dans lesquels on retrouve des récepteurs hormonaux aux estrogènes (ER) et à la progestérone(PR) ont bénéficié depuis longtemps de la prise de tamoxifene.
Ce médicament est toujours utilisé chez la femme avant la ménopause.
Pour celles qui sont ménopausées, le choix se fait aujourd’hui parmi des substances dite ‘inhibitrices de l’aromatase’ (AI). Il y en a trois sur le marché. Ces produits empêchent progestérone et hormones males d’être transformés en œstrogènes et donc de favoriser la croissance tumorale.
Mais il arrive qu’on constate un échappement, que l’AI n’ait plus d’efficacité. Diverses solutions existent, mais la grande nouveauté c’est la combinaison de deux molécules, dont nous reparlerons ici demain. L’une de ces molécules est un AI, l’exemes. L’arrivée de nouveaux traitements est en train de bouleverser la prise en charge des femmes atteintes de formes très avancées de cancer du sein. On parle de plus en plus de maladie chronique, malgré la présence de métastases.
Parmi les mots qui font peur, le terme de métastases est l’un des plus mal ressentis. Cet essaimage de cellules cancéreuses à travers l’organisme est un signe d’aggravation de la maladie. Pendant longtemps il était considéré comme annonciateur d’une issue fatale proche.
Mais, si le pronostic en cas de métastases reste défavorable, la constatation de la présence de cellules tumorales à distance du cancer primitif n’est plus grevée du même poids.
L’arrivée de nouveaux traitements a permis, en effet, d’offrir aux patients des lignes supplémentaires de chimiothérapie ou des molécules ciblées qui commencent à changer la donne.
C’est le cas, en particulier, dans le cancer du sein, comme l’ont évoqué les 8000 spécialistes réunis depuis aujourd’hui à San Antonio, au Texas, à l’occasion du SABCS, le grand rendez-vous annuel international consacré à cette maladie.
Ils estiment qu’on va pouvoir de plus en plus parler de ces cancers du sein avancés comme de ‘maladies chroniques’ nécessitant un traitement quasi-permanent, mais permettant d’allonger la vie des patientes porteuses de métastases sans trop porter atteinte à leur qualité de vie.
Ces progrès sont liés au fait qu’on ne parle plus du cancer du sein mais des cancers du sein. La présence ou non de récepteurs hormonaux, la présence anormalement élevée d’une protéine à la surface des cellules malades, l’absence des une et des autres, sont autant de critères qui font qu’actuellement on évoque six ou sept types de cancers. Autant de formes qu’on traitera différemment.
Les plus fréquents de ces cancers, ceux dans lesquels on retrouve des récepteurs hormonaux aux œstrogènes (ER) et à la progestérone(PR) ont bénéficié depuis longtemps de la prise de tamoxifene.
Ce médicament est toujours utilisé chez la femme avant la ménopause.
Pour celles qui sont ménopausées, le choix se fait aujourd’hui parmi des substances dite ‘inhibitrices de l’aromatase’ (AI). Il y en a trois sur le marché. Ces produits empêchent progestérone et hormones males d’être transformés en estrogènes et donc de favoriser la croissance tumorale.
Mais il arrive qu’on constate un échappement, que l’AI n’ait plus d’efficacité. Diverses solutions existent, mais la grande nouveauté c’est la combinaison de deux molécules, dont nous reparlerons ici demain. L’une de ces molécules est un AI, l’exemestane. L’autre, l’everolimus, est très différente. Utilisée dans le cancer du rein, elle est capable de réduire grandement la résistance développée par une tumeur à certains médicaments, une sorte de remise à zéro.
Cette combinaison devrait rendre de grands services dans les cancers hormonaux métastasés résistants aux AI.
Dans 20 % des cas, les gènes des cellules cancéreuses vont s’emballer et produire une protéine anormale en excès, HER 2.
Depuis quelques années, ces types de cancer ont bénéficié de l’apport d’une biothérapie, un anticorps monoclonal appelé trastuzumab dont le nom commercial est Herceptin.
Là encore, il arrive dans un certain nombre de cas que les cellules tumorales se débarrassent du trastuzumab et prolifèrent de plus belle. On dispose de médicaments de recours, comme le lapatinib ou Tyverb.
Mais cette semaine sera présentée au SABCS une étude combinant trastuzumab et pertuzumab, un autre produit issu des biotechnologies.
Agissant différemment du trastuzumab, le pertuzumab semble, en association, donner des résultats intéressants qui seront rapportés ici demain.
Enfin, il existe des cancers du sein dits ‘triples négatifs’ dans lesquels on ne retrouve ni récepteurs hormonaux nu surexpression de HER 2.
Ces cancers posent parfois de gros problèmes tant leur propension à former des métastases est importante.
Grâce aux études du génome tumoral et aux avancées prodigieuses de la biologie moléculaire, on commence à comprendre de mieux en mieux ces tumeurs et à en percer certaines singularités.
Ainsi on a constaté que dans un petit nombre de cas, ces cancers exprimaient des récepteurs aux androgènes, les hormones mâles.
Dans un essai thérapeutique, les femmes atteintes de cette forme particulière ont reçu du bicalutamide, un médicament utilisé d’ordinaire dans les cancers de la prostate.
D’autres découvertes ont permis d’isoler des cibles potentielles sur l’ADN.
Il s’agit d’attaquer des processus qui font ‘taire’ certains gènes ou de frapper une protéine qui enveloppe l’ADN et qu’on appelle l’histone.
Toutes ces pistes sont déjà pourvues de médicaments dont l’évaluation est très avancée.
La présence de métastases ne doit donc pas être considérée comme la fin du processus thérapeutique. Il faut même encourager les patientes à aller dans l’un des dix centres français où l’innovation thérapeutique se manifeste sous la forme d’essais de phase1 avec des centaines de molécules candidates.
A terme, ce qu’espèrent les spécialistes c’est de pouvoir prolonger pendant des années la vie des patientes, au prix sans doute d’un traitement permanent.
Mais c’est ce que vivent déjà celles qui souffrent de maladies chroniques, comme le diabète, l’hypertension artérielle ou certains rhumatismes inflammatoires.
Le cancer métastatique ramené au rang de maladie chronique n’est sans doute pas pour tout de suite, mais en parler n’est pas faire un pari mais, bien au contraire, souligner une évolution de plus en plus proche.
Un ennemi mieux identifié
Dans 20 % des cas, les gènes des cellules cancéreuses vont s’emballer et produire une protéine anormale en excès, HER 2.
Depuis quelques années, ces types de cancer ont bénéficié de l’apport d’une biothérapie, un anticorps monoclonal appelé trastuzumab dont le nom commercial est Herceptin.
Là encore, il arrive dans un certain nombre de cas que les cellules tumorales se débarrassent du trastuzumab et prolifèrent de plus belle. On dispose de médicaments de recours, comme le lapatinib ou Tyverb.
Mais cette semaine sera présentée au SABCS une étude combinant trastuzumab et pertuzumab, un autre produit issu des biotechnologies.
Agissant différemment du trastuzumab, le pertuzumab semble, en association, donner des résultats intéressants qui seront rapportés ici demain.
Enfin, il existe des cancers du sein dits ‘triples négatifs’ dans lesquels on ne retrouve ni récepteurs hormonaux nu surexpression de HER 2.
Ces cancers posent parfois de gros problèmes tant leur propension à former des métastases est importante.
Grâce aux études du génome tumoral et aux avancées prodigieuses de la biologie moléculaire, on commence à comprendre de mieux en mieux ces tumeurs et à en percer certaines singularités.
Ainsi on a constaté que dans un petit nombre de cas, ces cancers exprimaient des récepteurs aux androgènes, les hormones mâles.
Dans un essai thérapeutique, les femmes atteintes de cette forme particulière ont reçu du bicalutamide, un médicament utilisé d’ordinaire dans les cancers de la prostate.
D’autres découvertes ont permis d’isoler des cibles potentielles sur l’ADN.
Il s’agit d’attaquer des processus qui font ‘taire’ certains gènes ou de frapper une protéine qui enveloppe l’ADN et qu’on appelle l’histone.
Des dizaines de molécules en attente
Toutes ces pistes sont déjà pourvues de médicaments dont l’évaluation est très avancée.
La présence de métastases ne doit donc pas être considérée comme la fin du processus thérapeutique. Il faut même encourager les patientes à aller dans l’un des dix centres français où l’innovation thérapeutique se manifeste sous la forme d’essais de phase1 avec des dizaines de molécules candidates.
A terme, ce qu’espèrent les spécialistes c’est de pouvoir prolonger pendant des années la vie des patientes, au prix sans doute d’un traitement permanent.
Mais c’est ce que vivent déjà celles qui souffrent de maladies chroniques, comme le diabète, l’hypertension artérielle ou certains rhumatismes inflammatoires.
Le cancer métastatique ramené au rang de maladie chronique n’est sans doute pas pour tout de suite, mais en parler n’est pas faire un pari mais, bien au contraire, souligner une évolution de plus en plus proche.
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