Le sang de Louis XVI découvert dans une gourde?


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Une famille aristocratique italienne habitant Bologne possédait depuis longtemps une gourde qui avait abrité un mouchoir qui avait trempé dans le sang du roi Louis XVI, le jour où il fut guillotiné, le 21 janvier 1793.
Dessus on peut y lire: «Maximilien Bourdaloue le 21 janvier de cette année imbiba son mouchoir dans le sang de Louis XVI après sa décollation.»
Les propriétaires de ce petit objet ont confié à des biologistes espagnols et italiens le soin de faire les recherches génétiques, ces équipes sont les mêmes que celles qui ont décryptées le génome de Néandertal
«Au début, on ne savait même pas si la substance noire à l’intérieur de la gourde était du sang humain», raconte Carles Laluela-Fox. Pourtant, la fine pellicule noire desséchée contenait de l’ADN humain bien conservé, appartenant à un homme.
«Il aurait été possible de séquencer le génome de l’individu dont le sang se trouve à l’intérieur de la boîte mais cela ne nous aurait pas permis d’en savoir plus sur son identité. Nous nous sommes focalisés sur des marqueurs génétiques utilisés couramment lors des recherches médico-légales», explique Carles Laluela-Fox. Ces marqueurs permettent de détecter des filiations de manière très fine. «Ils sont courts et donc facilement repérables. Ils sont aussi très stables dans le temps», souligne Olivier Pascal, président de l’Institut français des empreintes génétiques. On y a découvert un gène associé aux yeux bleus, couleur des yeux de Louis XVI. «Ce gène a pu être apporté là par contamination. Il appartient peut-être à Bourdaloue ou au propriétaire de la gourde ou même à un des chercheurs», note Philippe Charlier, médecin légiste qui a permis récemment l’identification des restes fossiles d’Agnès Sorel, Diane de Poitiers et d’Henri IV. «C’est très bien que cette recherche n’ait pas été faite en France. La recherche doit être internationale et dépassionnée. De toute façon nous n’aurions pas fait mieux, même si on reste un peu sur sa faim», estime Philippe Charlier.
«Pour prouver que le sang présent dans la gourde appartient à Louis XVI, il faudrait extraire des échantillons du cœur de Louis XVII, son fils, déposé à la basilique Saint-Denis, et comparer les deux chromosomes Y (chromosomes sexuels masculins)» selon les chercheurs espagnoles. Pour le légiste Philippe Charlier, une voie est prometteuse. «Je travaille actuellement sur les restes de la jambe de la mère de Louis XVI et je vais entrer en contact avec Carles Lalueza-Fox pour comparer l’ADN mitochondrial»

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