Oms et H1n1.


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par Stephanie Nebehay
GENEVE (Reuters) – L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), accusée d’avoir dramatisé l’impact potentiel de la grippe A(H1N1), a reconnu lundi des failles dans sa gestion de la pandémie, à l’ouverture de la réunion d’un comité d’experts indépendants sur le dossier.
Keiji Fukuda, le principal spécialiste de la question au sein de l’organisation, a estimé que l’OMS n’avait pas suffisamment communiqué sur l’incertitude qui prévaut dans tous les cas de pandémie. « Beaucoup ont interprété cela comme un processus dénué de transparence », a-t-il expliqué.
Le principal reproche adressé à l’OMS est d’avoir insufflé un vent de panique sur les conséquences de cette pandémie grippale, la première depuis 40 ans, qui s’est révélée beaucoup moins meurtrière que l’on pouvait le craindre.
Face aux recommandations de l’agence onusienne, les Etats ont accumulé des doses de vaccins qui n’ont finalement été d’aucune utilité. D’aucuns se sont interrogés sur les liens de l’OMS avec l’industrie pharmaceutique, des laboratoires comme GlaxoSmithKline ou Sanofi-Aventis (SAN 54.04 -1.66%)ayant engrangé de confortables bénéfices grâce aux vaccins.
La souche de grippe A(H1N1) est apparue au Mexique et aux Etats-Unis il y a un an exactement. Elle a provoqué la mort de 17.770 personnes dans 213 pays, selon l’OMS, qui a déclaré l’état de pandémie mondiale en juin 2009.
La plupart des victimes étaient jeunes, d’un âge moyen de 37 ans, contre 75 ans pour la grippe saisonnière.
La pandémie est toujours officiellement en cours. Une fois déclarée la fin de la pandémie, l’OMS aura besoin encore d’un an ou deux pour établir le taux de mortalité définitif du virus.
PEUR ET CONFUSION
Inaugurant trois jours de débat sur la gestion de la pandémie par une trentaine d’experts indépendants, Keiji Fukuda a souligné que l’échelle d’alerte à la pandémie de l’OMS, qui compte six degrés, avait entretenu une certaine confusion.
Cette échelle prend en compte la progression géographique d’un virus, mais pas son degré de gravité.
« La confusion autour des phases et du degré de gravité demeure une question très contrariante », a déclaré le chercheur américain.
L’OMS a bien tenté de mesurer la gravité de la nouvelle souche en comparant les taux de mortalité, mais cela s’est révélé difficile car la fiabilité des informations varie en fonction des pays, certains d’entre eux ne disposant même pas de registres des naissances et des décès.
Keiji Fukuda a également noté qu’un autre virus grippal, celui de la grippe aviaire H5N1, beaucoup plus mortel – 60% des personnes infectées en sont mortes depuis 2003 – avait contribué à augmenter la peur d’une prochaine grande pandémie.
Il a également jugé difficile de répondre à la demande des opinions publiques au fur et à mesure de l’expansion du virus, et remarqué que les blogs et autres nouveaux médias avaient alimenté rumeurs et critiques. « Toutes les populations du monde attendaient des informations immédiates », a-t-il dit. « D’une certaine manière, il n’y a aucun droit à l’erreur. »
La directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, a souhaité une évaluation franche et critique de la gestion de la pandémie afin de mieux faire face à d’autres crises de santé publique à l’avenir.
« Nous voulons savoir ce qui a bien fonctionné. Nous voulons savoir ce qui n’a pas marché, et dans l’idéal, pour quelles raisons.

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